Actions en direction des publics dits « empêchés » 2017

En amont de ces quatre jours de temps forts du festival, plusieurs actions sont menées. L’association organise des rencontres et des ateliers de création auprès d’un public immobilisé. L’intervention de divers auteurs, artistes plasticiens mais aussi journalistes en maison de retraite, centre hospitalier de Metz-Thionville et au centre pénitentiaire de Metz-Queuleu, donne naissance à des projets ambitieux. Par le biais de l’étude de la littérature, des arts visuels, et en les associant à un travail de création, nous valorisation l’individu et nous lui offrons ainsi la parole. Par ailleurs, ces ateliers leurs permettent de développer un sens critique.

► Hôpital de Mercy : en 2016, rencontre avec une plasticienne
► Centre Communal d’Action Sociale de Metz : rencontre avec un auteur
► Institut des Jeunes Sourds de Metz : rencontre avec des auteurs
 
 
► En amont du festival, nous menons également des ateliers qui se déroulent au sein du centre pénitentiaire de Metz Queuleu.
 
A l’heure du numérique et des réseaux sociaux, l’information vérifiée et factuelle est parfois mise à mal. Comment lutter contre la désinformation véhiculée par certains sites ? Comment répondre aux soupçons de complot qui planent et posent questions ? Souvent confrontée à cette problématique, l’équipe pédagogique du centre pénitentiaire de Metz-Queuleu s’associe avec l’association Le Livre à Metz pour proposer aux personnes détenues des actions autour de l’éducation aux médias. Elles permettront de découvrir le métier de journaliste, d’apprendre à développer le sens critique et à hiérarchiser les informations. Au cours d’une action de deux jours, plusieurs intervenants viendront à la rencontre des personnes détenues :
 
     
  • le duo de journaliste/dessinateur Gurvan Kristanadjaja et Joseph Falzon ayant réalisé le reportage sur le complot du numéro 3 de TOPO, magazine d’information traitée sous forme de bandes dessinées, destiné aux moins de 20 ans. Ils raconteront les moyens qu’ils ont mis en oeuvre pour enquêter sur ce sujet délicat, comment ils ont croisé leurs informations, comment ils sont sûrs qu’elles sont vraies (vérifications…)
  •  un journaliste du Républicain Lorrain, quotidien régional très lu dans l’établissement. L’objectif sera d’expliquer le métier de journaliste, la façon d’interroger ses sources, de choisir les sujets sur lesquels enquêter.
  • un dessinateur de presse (Diego Aranega – du Canard enchainé – ou Charlie Zanello, en cours de sollicitation), afin de compléter le panorama par une éducation aux images : quel est l’intérêt de la satire (informer, faire ressortir un sujet qui fâche par le biais de l’humour / comprendre pourquoi cela fait réagir si fort…) ?
  • possibilité d’un travail en amont avec des enseignants.
 
L’objectif est de permettre une réflexion autour de l’information à laquelle les personnes détenues ont accès.